
Les 6 sites protégés
par la Réserve sont les témoins de la dernière
et plus vaste transgression marine dans le Bassin parisien entre
-33,7 et - 28 millions d'années. Tous les sites appartiennent
au cycle sédimentaire du Stampien, premier des deux étages
de l'Oligocène (ère Tertiaire).
Dans le Bassin de Paris, aucune coupe affleurant complètement
ne permet d'observer la totalité des dépôts
stampiens. De site en site, la succession des gisements permet
cependant de suivre la chronologie, l'évolution du milieu
et d'interpréter les phénomènes paléobiologiques,
sédimentaires et tectoniques qui ont laissé leurs
traces dans les dépôts.
La Réserve a été créée, avant
tout, pour protéger des pillages, de l'urbanisation, d'un
remblaiement ou de l'enfousissement sous une décharge,
des sites fossilifères qui risquaient de disparaître
: certains affleurements qui ont servi de référence
pour la définition du Stampien n'existent plus aujourd'hui
ou sont inaccessibles. D'autres affleurements qui constituent
également le stratotype du Stampien ne sont toujours pas
protégés.
Ces sites sont également remarquables par leurs actuelles pelouses calcicoles, ultimes refuges d'espèces d'affinité méditerranéenne au nord de leur aire de répartition géographique : Cardoncelle Molle, Hélianthème des Apennins, Laîche de Haller.
La faune (vivante) de la Réserve est moins bien connue. C'est pourquoi un inventaire entomologique partiel a été réalisé en 1999-2000.